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Culture

OUMOU SANGARÉ: Music & Business

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Le 25 Février 1968, Bamako la capitale du Mali a vu sa population s´accroître  par la naissance d’une enfant qui quelques années plus tard se mit à chanter, afin d’aider sa mère (Aminata Diakité) à nourrir la famille que son père avait abandonné.

Connu par ses talents de chanteuse douée après avoir atteint la finale d’un concours d’une école maternelle devant 6.000 personnes au stade omnisport de Bamako, Oumou SANGARÉ commence  déjà  à tourner avec le groupe de percussion Djoliba.

Elle a également travaillé avec Amadou Ba Guindo, un grand maitre de la musique malienne, avec qui elle enregistre son premier album Moussolou(ce sont les femmes) qui a été un grand succès en Afrique avec plus de 200.000 exemplaires vendus et classé le top des hits africains en Afrique de l’ouest, nous sommes en 1989.
Avec l’aide d’Ali Farka Touré, elle signe avec le label anglais World Circuit. À l’âge de 21, c’est déjà le début d’une carrière de star.
La musique d’Oumou SANGARÉ a été inspirée par la musique et les danses traditionnelles de la région. Elle écrit et compose ses chansons qui incluent souvent les critiques sociales, notamment la place des femmes et leur position dans la société.
En 1990, elle a joué dans les festivals les plus importants au monde, entre autres le festival de Melbourne opéra, Roskilde festival, festival d’Essaouira et opéra de la monnaie de Bruxelles.
La plupart des chansons d’Oumou parlent d’amour et de mariage (liberté de choix dans le mariage).
En 1995, elle tourne avec Baaba Maal, Femi Kuti et Boukman Eksperyans. Les albums, Ko sira (1993), Worotan (1996), et la compilation du double album Oumou (2004), ont tous été publié par World Circuit Record. Cousine de l’acteur Omar Sangaré, et source d’inspiration des femmes pour son opposition contre le mariage des enfants et la polygamie, Oumou SANGARÉ soutient la cause des femmes à travers le monde. Elle a également été nommée ambassadrice de la FAO(Organisation des Nations Unis pour l’Alimentation et l’Agriculture)en 2003, connu sous les sigles ONUAA. Elle a remporté le prix UNESCO en 2001, et commandant des arts et des lettres de la république de la France en 1998. « On véhicule facilement les messages lorsqu’on est artiste que lorsqu’on est politicien » dit-elle, marquant le refus à la politique. Oumou s’est aussi fait une bonne place dans « Throw Down Your Heart », un documentaire mettant en vedette la renommée mondiale, Bela Fleck (joueur de banjo) et son exploration de la relation relativement inconnue entre son instrument et les traditions musicales en Afrique. Oumou SANGARÉ est aussi impliqué dans le monde des affaires, hôtellerie, l’agriculture et de la vente de voitures. Elle a même donné son nom a un constructeur automobile chinois. Elle est propriétaire de l’hôtel de 30 chambres Wassoulou à Bamako, un havre pour les musiciens, et son propre espace régulier de la scène. « J’ai aidé à construire l’hôtel moi-même . Je l’ai fait pour montrer aux femmes qu’elles peuvent rendre leurs vies meilleures en travaillant ». dit Oumou SANGARÉ.

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ADÈLE BELMONT: OPÉRA-Quartet: « J’aime l’intimité de l’individualité »

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Auteur, compositeur et interprète avide de l’inconnu et de la perfection, Adèle BELMONT est une martiniquaise née à paris. Adepte de musique classique, c’est vers l’opéra que s’orientent ses choix, au début de sa carrière. Adèle BELMONT, c’est avant tout une personnalité qui épouse mieux la liberté du jazz et le soul du gospel. Ses créations gospel et ses compositions en créole lui ont permit d’imposer un timbre vocal alliant le swing à la performance lyrique. Adèle et son groupe de gospel « BELMONT’S gospel singers » se produisent en France et à l’étranger où les critiques s’accordent à louer le talent. Celle qui fut l’élève de Jean-Pierre Blivet et de Malcom Walker, travaille sa technique vocale sous la direction du maestro Schuyler Hamilton de l’institut vocal Hamilton. Parallèlement à ses études de droit, Adèle a suivi un enseignement vocal qui la conduit très vite à être lauréate de la fondation de France. La voix d’Adèle mêlant émotion, romantisme, rythme et puissance lui a permis de faire de nombreux concerts de gospels à détroit (aux États-Unis), ce qui lui a valu deux certificats de l’ Académie Division of the GMWA et un enregistrement en live de la « Gospel Music ».
La soprano lyrique léger n’a jamais fait de conservatoire et pourtant, elle lit la musique. Elle a fait une formation de piano classique pendant qu’elle était en pensionnat où elle a obtenu une bourse d’études qui lui a permit de prendre des leçons de chant. Elle a travaillé les techniques vocales avec des professionnelles afin d’avoir une voix lyrique bien placée.
Adèle BELMONT a fait son premier récital en 1991, dans une petite église de Gro rouvre, à côte de Montfort l’Amaury. C’est une église qui date du Xlll siècle et qui a été restaurée. Elle y chantait des chants sacrés et du Gershwin. Adèle aime chanter les chants qui débordent. Les aigus, les vocalises. Elle adore chanter Rigoletto de Verdi, l’air de Gilda. « Je trouve que chaque compositeur a un goût différent. On ne chante pas Mozart comme on chante Puccini. La sensation est autre, ce qui veut dire que dans Mozart, on sent vraiment le divin et l’humour. Dans Puccini, la sensation est dans le corps. » Le bel canto, c’est la plénitude, selon elle. La soprano aime aussi chanter Schwarz.
Loin de se lancer sur un chemin hasardeux d’une imitation vocale, et puisque chaque personne est unique avec une voix qui lui est propre, surtout dans l’opéra, il n’en est pas moins cependant qu’Adèle BELMONT a été inspiré par la Callas, Catherine Bateul, Jessy Norman, Léontine Sprays et Marilyne Horne dont elle raffole.
Même si Adèle chante devant des millions de personnes, elle se sent moins à l’aise en groupe qu’en solo. « J’aime l’intimité de l’individualité » dit-elle, et c’est pour ça qu’elle n’a pas développé une carrière de lyrique théâtrale.
Élevée dans une famille de musiciens, avec un grand-père guitariste et des parents chanteurs, Adèle BELMONT a toujours aimé créer et composer ses chansons qu’elle chante avec une voix plus proche du jazz et de la soul. Un cocktail de soul et de jazz aux fruits des îles, consommé par une voix lyrique et des textes écrits en créole.

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ALLEMAGNE: «TATORT» LA VIEILLE SÉRIE TÉLÉ SE MET ENFIN À LA DIVERSITÉ

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Chronique sur la vie, la vraie, vue d’Allemagne. Ce voisin qu’on croit connaître très bien mais qu’on comprend si mal. Au programme de cette semaine, un épisode de la série emblématique allemande «Tatort». Avec pour la première fois, une commissaire noire, incarnée par l’actrice Florence Kasumba.
Ah, l’Allemagne, sa bière, ses bretzels… Et ses fins de week-end devant Tatort. Depuis 1970, cette série criminelle occupe le créneau télé du dimanche soir avec une remarquable assiduité. Que ce soit en solo avec le chat, en famille dans le salon, entre colocataires autour d’une pizza, dans un bar avec des inconnus, et même sur Twitter avec le hashtag approprié, les Allemands – 8,64 millions en moyenne par épisode en 2018 – regardent et commentent cette série chaque semaine.

Aussi emblématique qu’elle puisse être, elle est pourtant méconnue au-delà des frontières de l’Allemagne. Lorsque je parle de Tatort à des Français, je récolte souvent un sourire vaguement amusé – avec un regard me donnant l’impression d’avoir fait quelque chose de très malaisant, comme manger un paquet de Chamonix sur un canapé en velours caca d’oie en écoutant Francis Lalanne. Leur connaissance de l’Allemagne étant dramatiquement lacunaire, ils ont tendance à confondre Tatort avec d’autres séries estampillées ringardo-teutonnes, comme le Renard (Der Alte en VO) et, naturellement, Derrick – même si cette dernière a définitivement perdu de son lustre lorsqu’on a découvert le passé nazi de son acteur principal, Horst Tappert.

 

Effet «madeleine de Proust»

Mais les Français ont tort. Tatort est d’une grande richesse culturelle. La série reflète assez bien cet engouement très allemand pour les Krimis, les fictions policières, que ce soit en littérature, au cinéma ou à la télé. Et il est impossible de se frotter à ce pays sans l’avoir vue. Les Allemands y sont puissamment attachés. L’une des explications à cet effet «madeleine de Proust» se trouve peut-être dans le générique de la série, si délicieusement seventies.

Si le nombre de spectateurs a tendance à fléchir avec les ans, la série reste populaire. On y trouve de tout : on ne suit pas les enquêtes d’un seul personnage comme dans Columbo, mais de plusieurs. Tatort étant une série anthologique, souvent commissaire varie, et l’action peut se dérouler partout en Allemagne, de Hambourg à Münster. Produite par la chaîne publique ARD et ses antennes régionales, la série est devenue au fil des ans le parfait reflet du fédéralisme allemand. Chaque région, avec ses spécificités et ses accents, y est mise en valeur. En outre, Tatort mise sur le réalisme, et brasse de nombreux sujets – l’an dernier, un épisode tournait autour d’une thématique qui fut autrefois ultra-sensible en RFA : la Fraction Armée Rouge, et ce pile au moment du 40 anniversaire de l’«Automne allemand».

Des rôles de «criminelles»

L’épisode de Tatort du 3 février, le 1083de la série, était attendu. Non pas parce que l’enquête se déroulait à Göttingen. Pas davantage à cause de son scénario, glauque à souhait (une jeune fille de 15 ans accouchant après un déni de grossesse d’un nourrisson devenu introuvable, je vous passe les détails). Mais parce que la détective Charlotte Lindholm, bien connue des téléspectateurs, y rencontrait sa nouvelle coéquipière, Anaïs Schmitz… Une commissaire noire, pour la toute première fois dans Tatort.

Florence Kasumba, l’actrice qui l’incarne, n’est pas une inconnue sur la scène mondiale : elle a joué, entre autres, dans Black Panther. En Allemagne, on l’avait déjà vue dans des séries à succès, comme Deutschland 86. Et même dans Tatort. Mais jusqu’ici, elle n’y avait jamais incarné une enquêtrice. Elle a plutôt joué, comme le rappelle cette interview donnée à la Deutsche Welle, des rôles de «suspectes, de criminelles, bien souvent de migrantes». Dans le même entretien, Florence Kasumba, qui a grandi à Essen dans la Ruhr, explique que dans ses premiers rôles télévisés, ses propos étaient parfois postsynchronisés, «parce que ça faisait « bizarre » que quelqu’un qui me ressemble parle parfaitement allemand. Je ne le comprenais pas car je connais tant de gens qui, comme moi, ont grandi en Allemagne, qui ont mon âge et qui sont de la deuxième génération de familles d’immigrés, et parlent un allemand tout à fait normal».

De son côté, Florence Kasumba se dit heureuse de voir l’Allemagne «avancer dans une autre direction». «J’espère, ajoute-t-elle, que les gens vont oser donner un rôle à une personne portant un voile, ou quelqu’un qui est noir·e ou quelqu’un qui a un handicap sans qu’il soit nécessaire d’expliquer quoi que ce soit».

Source: LIBE

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ZIMBABWE: MUSIQUE, OLIVER ‘Tuku’ MTUKUDZI A TIRÉ SA RÉVÉRENCE

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Populairement connu comme « Tuku » par ses fans, Mtukudzi se produit avec succès depuis des décennies dans toute l’Afrique, ainsi qu’au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Canada.
Né dans une famille de musiciens en 1952, sa musique qui tape du pied a été décrite comme un mélange de « jit » de style pop zimbabwéen et de pop pop de banlieue sud-africaine.
À travers son son distinct et ses paroles inspirantes, il a documenté la joie et la douleur de ses compatriotes qui se sont battus pour la liberté sous le régime colonial et sont morts pour la démocratie après l’indépendance du Zimbabwe en 1980.
« D’où je viens, vous n’avez pas à chanter une chanson si vous n’avez rien à dire », a-t-il déclaré dans une interview accordée à CNN en 2013.

Mtukudzii a grandi à Highfield, un quartier de ghetto de la capitale zimbabwéenne de Harare. « Chaque chanson a donc quelque chose à voir avec cet homme de la rue, il doit pouvoir l’utiliser dans sa vie », a-t-il déclaré.
Le musicien avait plus de 60 albums à son actif et avait sorti en 2013 un album intitulé « Sarawoga, hommage à son fils bien-aimé, Sam, décédé dans un accident de voiture en 2010 à l’âge de 21 ans. Ils ont souvent joué ensemble et il a décrit l’album. comme « thérapie » pour l’aider à surmonter la mort.

Tuku se souvient avec nostalgie: « Sam a eu de la chance parce qu’il a grandi dans une famille où il est normal d’être musicien, mais il n’a jamais montré d’intérêt pour la musique en tant qu’enfant. »
La première fois que Tuku savait que son fils était un musicien, il fut invité à un concert d’école primaire où Sam était censé se produire. «Je ne savais même pas ce qu’il allait jouer», dit-il.
Tuku fut surpris de voir son fils à la guitare et jouer trois de ses propres compositions. « Ce que je ne savais pas, c’est que Sam a appris par lui-même à jouer de la guitare pendant mon absence, et le fait qu’il ait joué ses propres compositions lors du concert de l’école m’a époustouflé, car ce n’est pas facile! » un musicien a été scellé.

« Je pensais justement à lui et j’essayais de récupérer, même si la musique était ma thérapie. Je pense avoir fait plus de spectacles entre 2010 et aujourd’hui que jamais parce que c’est la seule thérapie que j’ai. »
Souvent appelé le père spirituel du Zimbabwe, Mtukudzi, qui a perdu son frère Robert et plusieurs membres du groupe victimes du sida, a fait campagne pour éliminer le stigmate du VIH / sida chez les mères en Tanzanie.
Il s’est également exprimé ouvertement contre le patriarcat et a critiqué la polygamie en tant que pratique augmentant le risque de propagation du VIH.

«Il n’y a pas de culture meilleure qu’une autre; nous sommes simplement différents »

En 2003, Tuku a mis en place des affiches invitant tous ceux qui souhaitaient s’exprimer de manière artistique à se rendre dans un lieu où sa femme, Daisy, dirigeait une entreprise de moulage de blocs de béton. Ce jour la, Tuku s´attendait à 15 personnes, mais 17 groupes de personnes se sont présentés.
«J’étais tellement surpris que tous venaient de Norton!», Dit-il. Et au lieu des deux heures environ qu’il comptait passer avec eux, il passa toute la journée.

La prise de conscience du fait qu’il y avait tant de gens qui avaient besoin d’un lieu où ils pouvaient exprimer leurs rêves a mené à la construction de la première phase du centre Pakare Paye, qui comprend des bureaux, une scène extérieure, un espace de pratique, un magasin et un restaurant.

Tuku n’hésite pas à ajouter que le centre n’est pas une école, mais plutôt un lieu où ceux qui veulent poursuivre la forme d’art de leur choix, à quelque niveau que ce soit, peuvent perfectionner leurs compétences.
Mais avant tout et surtout, a-t-il déclaré, «les jeunes doivent apprendre les valeurs traditionnelles telles que le respect de soi, le respect de leurs aînés et le respect mutuel».

Ils sont aussi fiers d’être Zimbabwéens et découragés de singer d’autres cultures. «Il n’y a pas de culture meilleure qu’une autre; nous sommes simplement différents », insiste Tuku.

Le centre se vante d’une variété d’instruments qui sont utilisés gratuitement par quiconque vient. « Je n’enseigne pas à ces jeunes, je ne suis qu’un facilitateur et j’apprends réellement d’eux. Bien sûr, si je les vois faire quelque chose qui, à mon avis, doit être corrigé, je les corrige, mais je préfère ne pas entraver leur processus créatif. » Disait Tuku

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