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Littérature

LITTÉRATURE: PATRICIA HOURRA- « CHRISTELLE OU LE DESTIN D’UNE ESCLAVE SEXUELLE »

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Patricia Hourra de son nom à l’état civil est juriste avant d’être écrivaine. Après l’obtention du baccalauréat série A2, elle opte pour des études de droit et est ce sens orientée à l’Université de Bouaké. La formation de juriste achevée, elle travaille d’abord dans un cabinet juridique, en qualité de collaboratrice d’avocat avant d’intégrer le Conseil Constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire. Affectée à la Direction des Affaires Juridiques(DAJ), plus précisément au service du Greffe, elle y tient le rôle d’Assistante.

NewsMag: Bonjour

PH: Bonjour à Newsmag et à tous ses lecteurs. Que cette année 2018 soit celle de la concrétisation de tous vos rêves, parceque vous vous seriez donné les moyens de repousser vos limites.

NewsMag: Comment s’annonce la nouvelle année?

PH: Avec grand espoir, au vu de divers projets culturels que j’initie et qui devraient pouvoir voir le jour au cours de cette année.

NewsMag: Quand on lit votre cursus universitaire et votre parcours professionnel, à la fois on ne s’étonne pas de savoir que vous ayez tourné la veste, mais en même temps on se pose la question de savoir comment vous gerez votre temps pour écrire et traiter au mieux les documents à la direction des affaires juridiques. Surtout quand on sait qu’ il faut beaucoup de temps pour écrire un livre.

PH: ( Sourire). Il n’est en effet pas du tout aisé de concilier l’écriture et mes fonctions au service juridique du Conseil Constitutionnel, puisqu’il s’agit de deux activités qui exigent beaucoup de l’intelect, mettant les méninges à rude épreuve. Mais il n’y’a que la passion et l’amour pour vous donner d’aller de l’avant en faisant violence sur vous-même. Il n’y’a qu’elles pour vous convaincre de la necessité de vous surpasser. Pour ma part, j’aime l’écriture, chaque jour me donne la conviction que son univers est le mien, mon milieu naturel, celui dans lequel je m’épanouis au plus haut point. Ce faisant, mes journées en semaine sont consacrées à ma fonction de juriste et mes soirées à l’écriture , à tel enseigne qu’il est rare que je me couche avant une certaiine heure de la nuit. Voilà, j’essaie de m’en accommoder et je peux affirmer sans risque de me tromper que je m’en sors plûtot bien, vu que je ne cesse de produire.

NewsMag: Votre première passion est la littérature je le rappelle, puisque durant votre cursus secondaire au lycée Mamie Adjoua de Yamoussoukro, vous avez participé à l’ animation d’une revue poétique dénommée «VIRGULE». Parlez-nous de cette revue. Qui étaient les instigateurs et quel était exactement votre rôle?

PH: La revue ”VIRGULE” a été initiée par des professeurs de français, fort passionnés qui ambitionnaient sans doute par son fait nous inoculer le virus de la poésie et certainement detecter des talents. Et je puis vous assurer que ça été un boum spectaculaire, un émerveillement sans pareil. Pour nous qui étions jusque là habituées à étudier en classe, l’oeuvre des poètes comme Baudelaire, Prévert, Victor Hugo etc et à entrevoir la poésie comme une activité ”divine”, avoir cette possibilité de nous même en écrire, relevait juste de la magie. Ce fut une belle époque dont je garde un excellent souvenir, comme une douce rosée qui me rappelle mes premiers pas en poésie. Je n’y avais aucune responsabilité particulière: j’écrivais juste des poèmes qui après accord des responsables, y étaient publiés. Et nous étions plusieurs à nous y essayer.

NewsMag: Sur le plan africain et international, y a-t-il des écrivains qui vous ont influencé? si oui, lesquels?

PH: J’ai pu capter de bonnes vibrations de ma rencontre ( littéraire s’entend) avec Calixte Beyala, Charles Baudelaire , Jacques prévert et bien d’autres. Assuremment m’ont’ils influencée. 

NewsMag: Vous avez également particicpé à diverses activités visant à aider les femmes défavorisées par le manque d’ instruction. Pourquoi avoir choisi d’aider que les femmes? y a- t-il en vous un brin de feminisme voilé, ou assumez vous sans faux-fuyant ce qualificatif (Féministe)

PH : Je n’ai pas choisi que d’aider les femmes…Il y’a juste que certaines situations de malaise social sont plus parlantes que d’autres. Tel est le cas de la femme…Voici un être complet, que certaines croyances ont gardé loin de l’instruction, reduits ”à la mendicité”, à une vie par procuration, à une existence dans laquelle, il lui faut garder la tête baissée, raser les murs, comme s’il était victime d’une anomalie physique. Et croyez-moi, pour peu qu’on veuille prétendre à la justice, il est difficile de manquer à l’appel de sa cause. Je crois qu’il n’y’à pas à rougir d’être féministe. C’est un mouvement noble dans son essence…Ce qu’il faudrait justement éviter, ce sont les amalgames, les fausses interprêtations. Pour revenir donc à votre question, je vous réponds : oui, je suis féministe! Pour le nivellement des droits de l’homme et de la femme, oui, je suis féministe! Pour une femme plus instruite et à même de donner de la voix pour le devellopement de l’univers, oui, je suis féministe! Pour faire cesser toutes les formes de violence basées sur le genre, oui, je suis féministe! Pour dire à la femme que son statut n’est pas un handicap et qu’elle n’a pas à se donner des limites de par son fait, oui, je suis féministe!

NewsMag: Cela m’emmène à ne pas le penser, c’est selon. Ou à le penser, si je m’en tiens à votre bibliographie qui est la suivante:
Une assistante de charme , Silence ! Une femme naît, La pluie a d’abord été gouttes d’eau, et surtout le premier, et non des moindres, Christelle ou le destin d’une esclave sexuelle. C’est tout de même révélateur.

PH: Au risque de me répeter, j’instruirai et defendrai la femme jusqu’à ce que l’encre de ma plume tarisse. Si c’est cela être féministe, alors je le suis et je n’en ai pas honte.

NewsMag: Sous votre initiative, il va bientôt se dérouler une soirée gala dénommée « N’ZRAMAS″. Un événement qui célèbre l’Art dans sa pluralité. Parlez-nous en.

PH: ″N’Zramas » ou la Parade des étoiles est une soirée Gala de célébration de l’Art dans sa pluralité. C’est un concept qui permet au cours d’une soirée d’offrir la possibilité aux populations de communier avec des artistes de plusieurs disciplines ( peinture, sculpture, poésie…), ce qui va à n’en point douter sceller leur relation et l’inscrire dans une dynamique nouvelle. C’est une cérémonie d’hommage à mes pairs, afin de les artistes encourager sur ses sentiers que seuls la passion peut faire emprunter.

NewsMag: Marie-Catherine Koissy, femme de média et de communication, directrice de cocody fm ou Macathy Aimsika sur les réseaux sociaux, on le sait, reçoit parfois des hommes et femmes de l’Art dans sa pluralité pour évoquer leurs oeuvres. Vous a -t-elle déjà reçu?

PH: Ah oui! Une formidable expérience, ce fut! Le concept c’est ”Les soirées pensantes”. Et j’ai eu l’honneur d’y être conviée. J’y ai pu avec grand plaisir parler de Christelle ou le destin d’une esclave sexuelle , devant des convives, des personnes de grande culture que seule une femme comme Marie-Catherine Koissy est à même de rassembler.

NewsMag: Pensez-vous un jour vous consacrer entièrement à l’écriture au détriment des activités liées aux affaires juridiques?

PH: Rires. Ce n’est pas à envisager présentement, vu que je ne vis que de mon activité de juriste. Mais je crois que si un jour, j’en avais vraiment la possibilité, ce sera une véritable extase, car il n’y’a rien de plus frustrant pour un écrivain que d’être dépositaire d’une inspiration ,sans pouvoir la coucher sur du papier.

NewsMag: Comment vous vous définisez? Essayiste, écrivaine, romancière, ou les trois à la fois? quoiqu’ il n’ y a pas grande nuance.

PH: Je suis romancière et poétesse, dans la mesure ou je n’ai jusqu’à ce jour publié que dans ces deux genres littéraires. Mais je compte bien m’essayer à la nouvelle et à l’éssai. Les prochaines productions seront certainement frappées de leur sceau.

NewsMag: Quels sont les atouts qu’ il faut pour être romancière?

PH: Les atouts pour être romancière, pour ma part ne diffèrent nullement de ceux qu’il faut pour être écrivain. Et ils se déclinent comme suit: être un grand lecteur, être à l’écoute de son environnement et de son époque, avoir l’imagination fertile, être observateur et être doté d’une grande sensibilité; voilà ce que je pense, quand bien même ces éléments soient loin d’être exhaustifs.

NewsMag: À quand le prochain roman?

PH: Dans le courrant de cette année 2018. La phase d’écriture est achevée depuis belle lurette et le long processus d’édition est déjà enclenché.

NewsMag: À quel écrivain ou romancier voulez-vous ressembler?

PH: Je reste admirative du talent de bon nombre d’écrivains, tant sur le plan national, qu’international. Mais je veux juste être Patricia HOURRA. Que l’histoire se souvienne de moi juste par ce nom, parcequ’il n’aurait véhiculé mon message que par une identité qui m’est propre.

NewsMag: À l’ instar de « N’ZRAMAS″, quels sont les projets en perspective?

PH: Bien d’autres! Mais permettez que nous ne les annoncions que quand ils seront sur le point d’être lancés. Ça fait plus serieux, je pense.

NewsMag: Merci d’avoir partagé  ce précieux moment avec nous et bonne et heureuse année 2018.

PH : C’est moi qui vous remercie pour cette belle lucarne. Bonne année à vous et à tous les lecteurs de NewsMag. Et retenons tous qu’il n’y’a rien de mieux que le travail bien fait pour nous recommander.

Jean-Marc Kouassi

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Littérature

PAOLO COELHO: Être simple, c’est ce qu’il y a de plus difficile

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Né à Rio de Janeiro, Paolo Coelho fréquente l’école jésuite de San Ignacio, et se forge un caractère rebelle sous l’éducation rigoureuse des Pères. Le souhait de ses parents était de voir leur progéniture devenir ingénieur, comme le père, qui désemparé par cet enfant difficile, qui préfère le théâtre, le fait interner dans un hôpital psychiatrique. Paolo n’avait que dix-sept ans. Quelques années plus tard l’écrivain s’inspira de cette pénible expérience qui en résultera d’un roman intitulé Véronika décide de mourir.

En 1970, Paolo quitte sa ville natale pour voyager à travers la Bolivie, le Pérou, le Chili, le Mexique, y compris l’Europe et l’Afrique du nord. De retour au Brésil, deux ans plus tard, il se met à composer des paroles de chansons populaires auxquelles participent des musiciens tels que Raul Seixas. Cette collaboration contribue à changer le visage de la scène rock brésilienne. Ce fut un succès.
Paolo Coelho rencontre sa femme Cristina, artiste peintre, en se réconciliant avec la confession catholique.

En 1974, l’écrivain est emprisonné pour avoir commis des gestes subversifs contre la dictature brésilienne.
Aspirant à une vie ordinaire après cette expérience, Paolo Coelho se spécialise dans la musique brésilienne en tant que journalise et décroche un travail chez Polygram. En 1978, il quitte son travail et sa femme. En 1987, il trouve l’inspiration de son premier livre Le Pèlerin de Compostelle, sur le chemin de pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle, qui ne sera exporté que dix ans plus tard.

En 1988, Paolo est rendu célèbre par la publication du roman l’Alchimiste (Jean Pierre Santiago). Ouvrage dont la source de la légende n’est autre que celle du fondateur d’une synagogue de Cracovie : Isaac Jakubowicz, basé sur une nouvelle de Jorge Luis Borges, le compte des deux rêveurs. Vendu à plus de 11 millions d’exemplaires, et traduit en 41 langues.

« Je pense que les écrivains écrivent, les critiques critiquent et les lecteurs lisent. En se qui concerne la simplicité de mes livres, je donne entièrement raison à mes critiques. Être simple, c’est ce qu’il y a de plus difficile », réponse faisant suite aux critiques faites par certains détracteurs, stipulant que bien qu’il soit l’écrivain le plus connu, et membre de l’académie des lettres depuis 2002, et l’immense publicité qui accompagne la sortie de chacune de ses œuvres et ses fautes de grammaire, il manque d’originalité.
Malgré tout, Paolo Coelho reste l’un des écrivains les plus lus et les plus influents du XXIe siècle.

 

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MARIE-FRANCE BOKASSA: Au château de l’ogre

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Marie-France Bokassa, fille de l’ex-empereur de Centrafrique, a grandi au château d’Hardricourt, dans les Yvelines, avec ses frères et sœurs soumis à une discipline militaire et laissés dans le plus grand dénuement. Elle raconte une enfance folle et sa fuite hors du château.

J’étais une princesse et je vivais dans un château. Mon enfance, vue de loin, tenait du conte de fées. Et pourtant je ne fus pas heureuse. Car l’ogre était mon père.
Je suis née en Centrafrique en 1974, à l’hôpital de Bangui, la capitale. Mon père était le président de cette république et ma mère, une jeune fille de seulement quinze ans venue de l’île de Taïwan.
Mon père a eu deux enfants avec ma mère, et affirmait en avoir au total cinquante-six, nés de dis-sept femmes d’origines géographiques différentes : de Roumanie, du Vietnam, de Taïwan, de Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Liban, de France et d’ailleurs. Ils les avaient rencontrées lors de voyages officiels.
J’ai fait mes premiers pas sur la belle terre rouge d’Afrique. Dix ans après sa prise du pouvoir en République centrafricaine, mon père a décidé de s’autoproclamer empereur. En 1977, il a organisé la cérémonie du sacre et, presque simultanément, a choisi de mettre sa progéniture à l’abri en Europe. Il a informé les mamans de la séparation imminente, afin de protéger les enfants d’éventuelles tentatives d’attentat.

Broché: 208 pages

Éditeur : FLAMMARION (20 février 2019)

Collection : ARTHAUD – COLL

Langue : Français

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Littérature

CALIXTE BEYALA – LA FAIBLESSE DE LˊAFRIQUE EST LIÉE AU MANQUE DE LECTUREˮ

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Grand prix littéraire de l’Afrique Noir pour son romain« Maman a un amant », Grand prix du roman de l’Académie Française pour « Les honneurs perdus », Grand Prix de l’Unicef pour « La petite fille du réverbère ».Que de prix et de titres honorifiques cumulés, entre autres chevalier des arts et des lettres, et chevalier de la Légion d’Honneur 2010 en France. Calixte Beyala, un nom respecté à tort ou à raison par les médias, les politiques, et la confrérie des écrivains. Calixte est l’instigatrice et porte-parole de l’association collectif égalité, fondée en décembre 1998, à laquelle se joignent l’humoriste Dieudonné, le chanteur Manu Dibango et Luc Saint-Eloy. L’absence des noirs dans les médias-audiovisuels la pousse à déposer plainte contre le gouvernement français et le CSA. Cette démarche a objectivement aboutie, puisque le président du CSA de l’époque, Hervé Bourges a reçu le collectif en octobre 1999. Avide de l’égalité et des droits de l’homme, Calixte Beyala se présente avec Luc Saint-Eloy sur la scène de la cérémonie des César du cinéma
pour y revendiquer une plus grande présence des minorités sur les écrans français, et rend hommage à la comédienne Darlin Légitimus, décédée en décembre 1999, que les organisateurs de l’événement n’avaient pas citée lors de leur hommage aux comédiens disparus au cours de l’année précédente.
Le 22 février 2005, elle intervient dans le quotidien le monde pour réfuter toute hiérarchie dans la souffrance elle lance un appel au dialogue entre Noirs et Juifs, et
condamne les positions prises par le comédien Dieudonné. Pendant que tous les Français, ou presque étaient contre la visite de Mouammar Kadhafi en France, Calixte se distingue en saluant les actions politiques du président libyen dans le Figaro du 12 décembre 2007 et dans l’émission télévisée « Revu et Corrigé » sur France 5.Membre du comité de parrainage de la coordination française pour la décennie de la culture de paix et de non-violence, Calixte Beyala s’est engagée pour la promotion de la francophonie, la Maison des peuples d’Afrique et la lutte contre le sida. Ses prises de positions militantes et son action associative ont été récompensées par le prix de l’Action communautaire en 2000.On se souvient du procès qu’elle a intenté à Michel Drucker, dont elle fût la maîtresse, pour n’avoir pas été rémunéré pour sa collaboration à un livre de l’animateur français de télé, qui lui a versé 40 000 euros après avoir été condamné. C’ était en janvier 2011.

JMK

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