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Littérature

PAOLO COELHO: Être simple, c’est ce qu’il y a de plus difficile

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Né à Rio de Janeiro, Paolo Coelho fréquente l’école jésuite de San Ignacio, et se forge un caractère rebelle sous l’éducation rigoureuse des Pères. Le souhait de ses parents était de voir leur progéniture devenir ingénieur, comme le père, qui désemparé par cet enfant difficile, qui préfère le théâtre, le fait interner dans un hôpital psychiatrique. Paolo n’avait que dix-sept ans. Quelques années plus tard l’écrivain s’inspira de cette pénible expérience qui en résultera d’un roman intitulé Véronika décide de mourir.

En 1970, Paolo quitte sa ville natale pour voyager à travers la Bolivie, le Pérou, le Chili, le Mexique, y compris l’Europe et l’Afrique du nord. De retour au Brésil, deux ans plus tard, il se met à composer des paroles de chansons populaires auxquelles participent des musiciens tels que Raul Seixas. Cette collaboration contribue à changer le visage de la scène rock brésilienne. Ce fut un succès.
Paolo Coelho rencontre sa femme Cristina, artiste peintre, en se réconciliant avec la confession catholique.

En 1974, l’écrivain est emprisonné pour avoir commis des gestes subversifs contre la dictature brésilienne.
Aspirant à une vie ordinaire après cette expérience, Paolo Coelho se spécialise dans la musique brésilienne en tant que journalise et décroche un travail chez Polygram. En 1978, il quitte son travail et sa femme. En 1987, il trouve l’inspiration de son premier livre Le Pèlerin de Compostelle, sur le chemin de pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle, qui ne sera exporté que dix ans plus tard.

En 1988, Paolo est rendu célèbre par la publication du roman l’Alchimiste (Jean Pierre Santiago). Ouvrage dont la source de la légende n’est autre que celle du fondateur d’une synagogue de Cracovie : Isaac Jakubowicz, basé sur une nouvelle de Jorge Luis Borges, le compte des deux rêveurs. Vendu à plus de 11 millions d’exemplaires, et traduit en 41 langues.

« Je pense que les écrivains écrivent, les critiques critiquent et les lecteurs lisent. En se qui concerne la simplicité de mes livres, je donne entièrement raison à mes critiques. Être simple, c’est ce qu’il y a de plus difficile », réponse faisant suite aux critiques faites par certains détracteurs, stipulant que bien qu’il soit l’écrivain le plus connu, et membre de l’académie des lettres depuis 2002, et l’immense publicité qui accompagne la sortie de chacune de ses œuvres et ses fautes de grammaire, il manque d’originalité.
Malgré tout, Paolo Coelho reste l’un des écrivains les plus lus et les plus influents du XXIe siècle.

 

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Littérature

MARIE-FRANCE BOKASSA: Au château de l’ogre

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Marie-France Bokassa, fille de l’ex-empereur de Centrafrique, a grandi au château d’Hardricourt, dans les Yvelines, avec ses frères et sœurs soumis à une discipline militaire et laissés dans le plus grand dénuement. Elle raconte une enfance folle et sa fuite hors du château.

J’étais une princesse et je vivais dans un château. Mon enfance, vue de loin, tenait du conte de fées. Et pourtant je ne fus pas heureuse. Car l’ogre était mon père.
Je suis née en Centrafrique en 1974, à l’hôpital de Bangui, la capitale. Mon père était le président de cette république et ma mère, une jeune fille de seulement quinze ans venue de l’île de Taïwan.
Mon père a eu deux enfants avec ma mère, et affirmait en avoir au total cinquante-six, nés de dis-sept femmes d’origines géographiques différentes : de Roumanie, du Vietnam, de Taïwan, de Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Liban, de France et d’ailleurs. Ils les avaient rencontrées lors de voyages officiels.
J’ai fait mes premiers pas sur la belle terre rouge d’Afrique. Dix ans après sa prise du pouvoir en République centrafricaine, mon père a décidé de s’autoproclamer empereur. En 1977, il a organisé la cérémonie du sacre et, presque simultanément, a choisi de mettre sa progéniture à l’abri en Europe. Il a informé les mamans de la séparation imminente, afin de protéger les enfants d’éventuelles tentatives d’attentat.

Broché: 208 pages

Éditeur : FLAMMARION (20 février 2019)

Collection : ARTHAUD – COLL

Langue : Français

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Littérature

CALIXTE BEYALA – LA FAIBLESSE DE LˊAFRIQUE EST LIÉE AU MANQUE DE LECTUREˮ

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Grand prix littéraire de l’Afrique Noir pour son romain« Maman a un amant », Grand prix du roman de l’Académie Française pour « Les honneurs perdus », Grand Prix de l’Unicef pour « La petite fille du réverbère ».Que de prix et de titres honorifiques cumulés, entre autres chevalier des arts et des lettres, et chevalier de la Légion d’Honneur 2010 en France. Calixte Beyala, un nom respecté à tort ou à raison par les médias, les politiques, et la confrérie des écrivains. Calixte est l’instigatrice et porte-parole de l’association collectif égalité, fondée en décembre 1998, à laquelle se joignent l’humoriste Dieudonné, le chanteur Manu Dibango et Luc Saint-Eloy. L’absence des noirs dans les médias-audiovisuels la pousse à déposer plainte contre le gouvernement français et le CSA. Cette démarche a objectivement aboutie, puisque le président du CSA de l’époque, Hervé Bourges a reçu le collectif en octobre 1999. Avide de l’égalité et des droits de l’homme, Calixte Beyala se présente avec Luc Saint-Eloy sur la scène de la cérémonie des César du cinéma
pour y revendiquer une plus grande présence des minorités sur les écrans français, et rend hommage à la comédienne Darlin Légitimus, décédée en décembre 1999, que les organisateurs de l’événement n’avaient pas citée lors de leur hommage aux comédiens disparus au cours de l’année précédente.
Le 22 février 2005, elle intervient dans le quotidien le monde pour réfuter toute hiérarchie dans la souffrance elle lance un appel au dialogue entre Noirs et Juifs, et
condamne les positions prises par le comédien Dieudonné. Pendant que tous les Français, ou presque étaient contre la visite de Mouammar Kadhafi en France, Calixte se distingue en saluant les actions politiques du président libyen dans le Figaro du 12 décembre 2007 et dans l’émission télévisée « Revu et Corrigé » sur France 5.Membre du comité de parrainage de la coordination française pour la décennie de la culture de paix et de non-violence, Calixte Beyala s’est engagée pour la promotion de la francophonie, la Maison des peuples d’Afrique et la lutte contre le sida. Ses prises de positions militantes et son action associative ont été récompensées par le prix de l’Action communautaire en 2000.On se souvient du procès qu’elle a intenté à Michel Drucker, dont elle fût la maîtresse, pour n’avoir pas été rémunéré pour sa collaboration à un livre de l’animateur français de télé, qui lui a versé 40 000 euros après avoir été condamné. C’ était en janvier 2011.

JMK

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Littérature

LITTÉRATURE: L’AUTEUR ALGÉRIEN KAMEL DAOUD PUBLIE UN MANIFESTE DE L´ÉCRITURE.

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Né en 1970 à Mostaganem (300 km à l’ouest d’Alger), Kamel Daoud a suivi des études de lettres françaises après un Bac en mathématiques. Il est journaliste au Quotidien d’Oran, troisième quotidien national francophone d’Algérie, où il a longtemps été rédacteur en chef, et où il tient depuis douze ans la chronique quotidienne la plus lue d’Algérie. Ses articles sont régulièrement repris par la presse française (Libération, Le Monde, Courrier international…). Il vit à Oran.
Son premier roman, Meursault, contre-enquête, traduit dans une trentaine de langues, a rencontré un immense succès dans le monde entier, et a notamment reçu en 2015 le prix Goncourt du premier roman. Après Mes Indépendances – Chroniques 2010-2016 (Prix Livre et Droits de l’Homme de la Ville de Nancy), Kamel Daoud publie son deuxième roman : Zabor, ou Les psaumes, également aux éditions Actes Sud.
Une déclaration d’amour à la littérature, et «un manifeste de l’écriture», comme il le dit dans cet entretien.

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(Rediffusion du 24 septembre 2017).Couverture du roman «Zabor ou les psaumes».© Giulio Galante / EyeEm / Getty Images

« Orphelin de mère, indésirable chez son père remarié, élevé par une tante célibataire et un grand-père mutique, Zabor n’avait rien d’un enfant comme les autres. Il a grandi à l’écart de son village aux portes du désert, dormant le jour, errant la nuit, solitaire trouvant refuge dans la compagnie des quelques romans d’une bibliothèque poussiéreuse qui ont offert un sens à son existence. Très tôt en effet, il s’est découvert un don : s’il écrit, il repousse la mort ; celui ou celle qu’il enferme dans des phrases de ses cahiers gagne du temps de vie.
Ce soir, c’est un demi-frère haï qui vient frapper à sa porte : leur père est mourant et seul Zabor est en mesure, peut-être, de retarder la fatale échéance. Mais a-t-il des raisons de prolonger les jours d’un homme qui n’a pas su l’aimer ?
Fable, parabole, confession vertigineuse, le deuxième roman de Kamel Daoud célèbre l’insolente nécessité de la fiction en confrontant les livres sacrés à la liberté de créer. Telle une Shéhérazade ultime et parfaite, Zabor échappe au vide en sauvant ses semblables par la puissance suprême de l’écriture, par l’iconoclaste vérité de l’imaginaire. »
 (Présentation de l’éditeur)

RFI

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