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Politique

SOUDAN: L’armée, éternelle arbitre des contestations populaires en Afrique

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Le Soudan, l’Algérie, l’Egypte, le Zimbabwe et la liste n’est pas longue. L’armée s’impose dans plusieurs pays africains en arbitre et dit défendre les intérêts des peuples. Or elle finit parfois par prendre le pouvoir.

Au Soudan, l’armée est entrée en action en destituant le président Omar el-Béchir et en instituant un comité militaire qui va conduire le pays durant deux ans. C’est à peu près le même scénario en Algérie où le Général Gaid Salah prend les devants, même si officiellement ce n’est pas lui qui assure l’intérim de la présidence après la démission du Chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika.

Il faut rappeler qu’en Egypte, c’est à la faveur des troubles sociaux que l’actuel président Abdel Fatah Al Sissi, ex-chef de l’armée, est arrivé au pouvoir pour succéder à Hosni Moubarak et Mohammed Morsi. On peut aussi citer le cas du Zimbabwe, où l’armée a joué un rôle déterminant dans l’arrivée au pouvoir du président Emmerson Mnangagwa.

Et dans chaque cas, l’armée dit défendre les exigences du peuple.

&maca=fra-gk-volltext-microsoft-topnews-fr-13278-xml-msn#Soudan Voici les mesures prises ce jeudi par l’armée soudanaise qui a destitué le président Omar el-Béchir. 🔻🔻 https://t.co/3y8soGVPGh pic.twitter.com/1LZJ1V4993
— DW Afrique (@dw_francais) April 11, 2019

Pour Arthur Banga, enseignant-chercheur à l’Université Félix Houphouet Boigny d’Abidjan, ces interférences de l’armée sont le fruit d’un dysfonctionnement institutionnel. Il rappelle aussi que les éléments qui composent l’armée sont aussi « dans le peuple, entendent les revendications qu’ils partagent parfois. » Arthur Banga recommande par ailleurs « qu’il faut maintenir la pression sur l’armée pour que la démocratie voulue soit réellement appliquée. »

Interrogé sur l’inaction de l’armée dans certains pays, l’expert pense que « les réalités sont différentes » et que dans des pays comme le Togo ou au Tchad, « l’opposition ou

la société civile a du mal à entamer la révolte. »

Pour écouter son interview, cliquez sur l’image ci-dessus !

Auteur: Fréjus Quenum

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Politique

NADINE MORANO: l’Afrique doit se « responsabiliser » et maîtriser son immigration

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La quatrième de la liste LR pour les élections européennes affirme que l’accueil des « mineurs non accompagné » en situation irrégulière coûte deux milliards d’euros à la France.

Il s’agit d’un des volets les plus importants du programme des Républicains pour les élections européennes. Invitée de notre antenne ce mercredi matin, Nadine Morano, quatrième de la liste LR chapeautée par François-Xavier Bellamy, a enjoint les instances dirigeantes africaines à maîtriser leur immigration.

Rappelant que l’Union européenne avait récemment octroyé 237 millions d’euros d’aide au développement à Libye, l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy a jugé « normal » d’assister des « pays en reconstruction ».

L’Afrique doit « s’occuper de ses jeunes »

Selon Nadine Morano, la France et plus globalement l’UE doit « responsabiliser l’Union africaine » (organisation supranationale inspirée des institutions européennes). « Nous voulons conditionner nos aides au développement de l’Afrique en fonction de résultats réels […] de maîtrise de leur immigration », a-t-elle prévenu, sommant les Africains de « s’occuper de leurs jeunes ».

En l’occurrence, ce chiffre provient d’un rapport datant de fin 2018, décortiqué récemment par Libération et auquel ont participé l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), l’Inspection générale de l’administration (IGA) et l’Inspection générale de la justice (IGJ).

La prise en charge d’un mineur étranger isolé coûte 50.000 euros par an et par jeune. Au total, sur 2018, cet accueil a donc bien coûté environ deux milliards d’euros aux départements français, dans la mesure où l’État ne prend en charge qu’une somme forfaitaire, correspondant aux cinq premiers jours de l’accueil du mineur.

Source: BFM tv

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Politique

SOUDAN: OMAR EL BECHIR, destitué après 30 ans de règne

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SOUDAN: Après 30 ans de règne, le président soudanais Oumar El BECHIR a été destitué. Ecoutez les réactions de la population.

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Politique

CÔTE D’IVOIRE: CE QUI ATTENDAIT GUILLAUME SORO AU CAS OÙ IL NE DÉMISSIONNAIT PAS DE L´ ASSEMBLÉE NATIONALE!

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Ce vendredi 8 Février, Guillaume Soro démissionnait de la présidence de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. ”Y’avait-il une alternative. Non, on ne m’en donnait aucune, absolument aucune”, dira-t-il notamment dans son discours lors de la session parlementaire qui aura acté sa démission. Soro Guillaume ne croit pas si bien dire lorsqu’il dit que l’on ne lui laissait aucune alternative. Acculé et poussé à la démission, il s’est résigné. ”A l’inverse, refuser de démissionner conduirait immanquablement à la crise institutionnelle déstabilisante…”. Le mot est lâché. S’il ne démissionnait pas, voilà ce qui l’attendait.

Soro Guillaume, soit la démission ou la destitution

La manière la plus honorable était celle-ci, prononcer un discours devant les députés et rendre sa démission. Ou c’était tout simplement la destitution sous l’initiative du chef de l’Etat, Alassane Ouattara qui se serait imposée à lui. Cela aura été un désaveu des plus cinglants. Soro a décidé de démissionner, de laisser le tabouret pour aller en toute conscience et liberté dans une aventure guidée par ses convictions.

Par: AB

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